poesie

Publié le 15 Janvier 2014

Parle-nous de L'Amour.

Quand l'amour vous interpelle, suivez-le.

Bien que ses chemins soient escarpés et raides.

Et s'il vous enveloppe de ses ailes, abandonnez-vous à lui, même si le fil acéré de son pennage doit vous blesser.

Et quand il vous parle, accordez lui foi,

Lors même que sa voix casse vos rêves comme le vent du nord saccage le jardin.

Comme vous couronne l'amour, il peut vous crucifier. Et comme il vous est croissance , il vous est ébranchement.

Et de même qu'il se hausse à votre altitude et joue avec vos branches le plus finement frémissantes au soleil,

De même peut-il s'abaisser jusqu'à vos racines et les ébranler tandis qu'elles s'agrippent à la terre.

Comme brassées de blé, il vous ramasse et vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous dénuder.

Il vous passe au crible afin de vous libérer de vos peaux sèches.

Il vous moud jusqu'à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu'à vous rendre tendres.

Puis il vous place en son feu sacré jusqu'à ce que vous deveniez pain bénit pour le festin sacré de Dieu.

Tout cela, l'amour le fera de vous, pour que vous fassiez connaissance avec les secrets de votre coeur, et, par cette connaissance, que vous deveniez parcelle du coeur de la Vie.

Mais si, dans votre pusillanimité, vous demandez seulement la sécurité de l'amour et ses plaisirs.

Mieux vaut alors cacher votre nudité et déserter l'aire de l'amour,

Pour un monde sans saisons, en qui vous rirez, mais point tous vos rires, en qui vous pleurerez, mais point toutes vos larmes.

L'amour ne donne rien que lui-même et ne prend rien que de lui-même.

L'amour ne possède rien et il n'est de rien possédé.

Parce que l'amour se suffit de l'amour.

Quand vous aimez, ne dites pas "Dieu est dans mon coeur", mais plutôt : " Je suis dans le coeur de Dieu".

Et ne pensez pas que vous puissiez diriger le chemin de l'amour car c'est l'amour qui, s'il vous en trouve dignes, dirigera votre chemin.

L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir lui-même.

Mais si vous aimez, et que vous ne puissiez pourtant vous passer de désirer, que vos désirs soient ceux-ci:

Vous fondre dans le cours d'un ruisseau chantant son couplet à la nuit;

Apprendre la douleur de l'excès de tendresse;

Vous blesser à votre intelligence de l'amour;

Et que saigne la blessure en consentement et joie !

Qu'à l'aurore vous vous éveilliez le coeur ailé et rendant grâces à Dieu d'un nouveau jour d'amour;

Qu'à midi vous reposiez en ravissement d'amour;

Que le soir vous rejoigniez votre foyer avec gratitude,

Puis que vous vous endormiez, en votre coeur une prière à l'aimé et sur vos lèvres un cantique.

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Rédigé par Corinne Quercioli

Publié dans #Poésie

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